pour faire le point sur l’actualité, et faire fonctionner son esprit critique, c’est ici!!

» Catégorie : musique


A Lyon, NTM nous a mis la fièvre… pendant deux heures

Commentaires » 2

 Jeudi 23 octobre vers 20h30 à Lyon, les abords de la Halle Tony Garnier étaient pour le moins encombrés. Après trente minutes à se geler au beau milieu d’une file d’attente inattendue, (si je puis dire), il s’agissait de rapidement prendre place le plus près possible de la scène. La première partie tout juste terminée, déjà un épais nuage de fumée se dégageait de la fosse, malgré l’interdiction. Peine perdue pour le service de sécurité sans doute… Dans la salle, presque pleine à craquer, un rapide coup d’oeil permet de dire que les fans de la première heure peuvent commencer à compter leurs premières rides. Comme leurs idoles… Les rides?… Mouais, peut être, mais quand la lumière s’éteint, il ne reste que deux vraies brutes de scène plus complices que jamais, qui, pendant près de 2 heures, vont driver un public lyonnais survolté… (à ma plus grande surprise…)  « Faiiiites du bruiiiiiiit »… Les rides? Mouais, sur le visage peut-être, mais comme chacun sait, des textes plus d’actualité que jamais…Un show entamé et cloturé par un « Seine Saint Denis Style » rendant hystérique le plus mollasson des nostalgiques. Un « passe le oinj » exécuté à la lettre dans la fosse, l’apparition inespérée de Lord Ko pour ma Benz, oui, la fièvre ils nous l’ont mis, jusqu’au pogo monumental orchestré par l’ami Joey, bouteille de Rhum blanc à la main (on est Antillais ou on l’est pas), soldé par deux amplis un peu cassés… La quarantaine passée, les deux artistes sont encore pleins de gouache. Vous demandez une preuve? Kool Shen qui s’enflamme un peu trop vite et qui se jette dans la foule pour finalement s’écraser comme une crotte de chien sur le sol… (le public a beau être à bloc, c’est plus ce que c’était…)

Bilan : pour tous,un concert de folie, des crampes au niveau des omoplattes (à force d’avoir les mains en l’air), une voix complètement pétée (à force de gueuler), et, il faut l’avouer, des yeux tout défoncés…(a force de… bon ben pas besoin d’un dessin) Bref, un spectacle à faire fermer la gueule de tous les septiques, qui nous rabachent depuis six mois que tout ça, c’est que du buisiness… Les gars de la presse présents dans la salle, sont d’ailleurs, à l’heure qu’il est, partis « se faire enculer… » (C’est Joey Starr qui leur a demandé…!)

Seul bémol, peut être, le prix de la place… Oui car même si jeudi soir , la mixité sociale était au rendez vous, j’ai du mal à croire que tous les « jeunes de banlieue »aient eu 45 euros à disposition…